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Issoufou Oumarou, Université de Rennes II : Les femmes, les hommes, la terre. Les Songhay du Niger occupent les bords du fleuve Niger depuis Diré (Mali) jusqu’à la frontière béninoise, en alternance avec les Zerma depuis Niamey (capitale du Niger) jusqu’à Gaya. De l’histoire des Songhay nous ne retiendrons qu’un point : l’ancienneté de leur islamisation. Celle-ci remonte au Xème siècle. De nos jours, l’islam a fait de la société Songhay matriarcale, une société patriarcale. Parfois, les femmes reçoivent une part égale à celle des hommes, à la condition que dans la descendance, il n’y ait qu’une fille au milieu de plusieurs garçons : « Si la fille est unique, elle tient la place d’un mâle ». L’unité domestique songhay rappelle, par bien des traits, l’unité sédentaire. Elle s’inscrit dans une organisation sociopolitique plus complexe et hiérarchisée, basée sur l’exploitation des terres. Terres et bétail sont les principales richesses des Songhay. La famille est organisée de manière plus communautaire que celle de leurs voisins les Peuls qui sont des nomades ; car elle exploite à côté de biens meubles individuellement appropriés (bétail), des biens collectifs plus ou moins inaliénables : concessions, jardins et champs. L’unité domestique des Songhays est composée d’un certain nombre de concessions sous la dépendance d’un chef de famille.

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