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Gérard Dehier, Université de Nantes : Le « no man’s land » impossible. En juillet 1941, la Gestapo recevait l'ordre de mettre à l'étude « la solution finale », de cacher d’une société ce qu’elle ne doit pas voir et n’ira pas voir  : l’extermination de tous les juifs européens. Le principe en était définitivement adopté le 20 janvier 1942. Au cours des premières années de son existence (mai 1940 - printemps 1942), le camp ressemble à beaucoup d'autres. En 1942, ce camp, appelé plus tard « Auschwitz », ou camp souche, s'est dédoublé par construction d'un nouveau centre à trois kilomètres au Nord-Ouest du premier, lequel a pris rapidement de l'ampleur et devient le camp de Birkenau, ou « Auschwitz 2 ». À leur arrivée, le « nouveau » se sent « perdu, transplanté dans un milieu qui n'était pas le sien » (p.32). Les repères acquis n'existent plus, séparé des siens, il découvre des gens maigres, la saleté, la maladie, des baraques... l’enfer.

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